AZ’ART ATELIER
Le AZ’ART ATELIER est un collectif de réflexion et de re- création.
Les artisans créateurs du Az’art Atelier créent des pièces uniques, transforment, redonnent vie.
Ils privilégient les rencontres avec le public loin des grands réseaux de distribution et de commercialisation et proposent une nouvelle façon d'acquérir
plutôt que de consommer.
En s’impliquant dans une histoire collective, les fondateurs, pour la plupart autodidactes, ont eu envie de tenter ensemble une aventure basée sur des valeurs communes et le croisement des
savoir-faire.
Leurs espaces de travail restent personnels, chacun veille à préserver son indépendance et ses créations.
Le collectif est une possibilité, non une obligation.
Il prend d’ailleurs son sens parce qu’on le quitte pour mieux y revenir
et le nourrir de nouvelles idées. C’est sur l’acceptation collective des
différences individuelles que repose le bon fonctionnement de la gestion
participative .
Autour des membres fondateurs, les groupes se font et se défont selon les projets.
Si l’énergie de groupe agit comme un moteur, un amplificateur réciproquement, ce que chacun réalise peut avoir en retour un effet d’entraînement pour tous les autres.
Des projets communs alimentent les dynamiques collectives et individuelles.
Pour trouver sa place au sein d’un projet, l’envie de participer, de s’engager compte autant que telle ou telle compétence préalable identifiée. La volonté de faire est même finalement le seul
critère de « sélection ». .
La pratique de la récupération (des objets et des espaces), de l’entraide, de la mise en commun des outils, reflète clairement l’envie de produire autrement.
En travaillant au détournement d'objets « perdus », l'art et l'imaginaire s'imbriquent, communiquent et fusionnent pour donner lieu et place à des créations qui s'articulent autour de ce
qui pourrait bien s'appeler un « arte povera ».
La métamorphose des matières a pour but de manipuler, de déconstruire l'objet , oublié, abîmé ou inutile, en le transformant en une pièce unique
Les expositions sont plurielles à plus d'un titre en ce qu'elles servent, révèlent et reflètent le fil conducteur de ce projet.
Elles sont tout d'abord plurielles dans le fond : florilège de supports, de matériaux dont la liste ne peut être qu'infinie, à l'instar -hélas !- des objets abandonnés par l'Homme
La forme, ensuite, se manifeste dans la pluralité et la diversité des créateurs exposant dans un esprit de conscience ''communautaire'' et solidaire, essentiel.
L'art du beau se cultive donc en art de l'utile en ce qu'il sert une nécessité, plus, une urgence : celle de sauver de la
destruction un objet devenu inutile.
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